Camille Georges Lucien Alousque


La famille Alousque en Touraine :

Ferdinand Alousque, originaire de Mirandol dans le Tarn arrive à Boussay, dans le canton de Preuilly (37) où il a été nommé instituteur. Le 17 juin 1888, alors qu'il a 27 ans, il épouse une jeune fille de 19 ans, Adèle Dechêne, fille d'instituteur, native de la commune,

  • Le 13 juin 1889 : naissance de leur premier enfant, Suzanne, qui devenue institutrice, épousera le 25 mars 1913 à Saint-Christophe, Gaston Clément Audebert, instituteur à Villebourg.
  • Le 29 septembre 1890 : naissance de Camille Georges Lucien.

Ferdinand Alousque est toujours instituteur à Boussay en 1895 puisqu'il y reçoit une médaille de bronze de l'académie de médecine pour avoir contribué activement à la propagation de la vaccination dans les écoles.

Adèle Dechêne décède le 15 décembre 1900 ; elle n'a que 32 ans.

On ne sait pas trop quand Ferdinand quitte Boussay mais on le retrouve instituteur à Saint-Christophe en 1911 (successeur de Jules Égal) où il est recensé avec sa fille Suzanne et sa nouvelle femme, Marie Samson, institutrice, native de Bourgueil.

 

 

Camille Georges Lucien :

Né le 29 septembre 1890, il passe son conseil de révision à Neuvy-le-Roi avec la classe 1910. Son numéro matricule est le 1213 au recrutement de Tours.

Il demeure au 31 rue François Richer à Tours et il exerce le métier d'ajusteur mécanicien.

 

Ses cheveux sont blond foncé ; il a les yeux marron clair, le front fuyant, le nez rectiligne et sinueux et le menton saillant, Il mesure 1,60 m, son degré d'instruction est de 3 et comme marque particulière il a les lobes des oreilles collés.

 

Incorporé au 33e Régiment d'Artillerie, il arrive à Angers le 9 octobre 1911 ; il est deuxième canonnier servant (soldat affecté à une pièce d'artillerie) ; le 27 septembre 1912, il passe maître-ouvrier en fer.

Il est renvoyé dans ses foyers le 8 novembre 1913 avec un certificat de bonne conduite en poche.

 

Il retourne rue François Richer, mais au 55 cette fois.

 

La mobilisation générale du 1er août 1914 le rappelle à l'activité et il rejoint son unité dès le 3.

Le 33e RA fait partie de la 9e brigade et de la 18e division. Après s'être reformé à Angers, le régiment est tout de suite envoyé dans la région de Nancy, On retrouve ensuite les troupes à la bataille de la Marne en septembre. Jusqu'à la fin de l'année 1915 le 33e RA participe aux combats d'Ypres (Zonnebecke, Pashendaele...) ainsi qu'en Artois dans le secteur d'Arras.

 

Début 1916, le régiment est entre Loos et Souchez puis en avril, c'est Verdun.

 

 

Camille est évacué du front et se retrouve à l'hôpital temporaire 45bis de Saint-Bonnet-de-Mure dans le Rhône.

 

C'est là qu'il décède, « Mort pour la France » le 2 mai 1916 d'une pleuro-pneumonie rhumatismale double.

 

À Saint-Christophe, son nom figure sur le monument aux morts, sur le tableau de la mairie et sur le livre d'or de la commune.

 


 

À Boussay, son village natal, on retrouve sa tombe et son nom sur le monument aux morts ainsi que sur la plaque figurant dans l'église.

 


 

Sources : AD 37 en ligne, Delcampe, Mémoire des Hommes, David et Brigitte Bonnaud-Doyen (photos Boussay).