Auguste Louis Henri Bardet


Il naît le 14 mars 1885 à Saint-Pierre-de-Chevillé dans la Sarthe, fils d'Auguste Louis et de Rosalie Euphrosine Sevault, cultivateurs au Bois Ribot, qui se sont mariés le 11 juillet 1881. On retrouve la famille au recensement de 1906 : le père est déjà décédé, la mère cultivatrice est chef de famille et elle vit au Bois Ribot en compagnie de ses deux enfants :

  • Marie Augustine Rosalie née le 8 décembre 1883 qui va se marier à Saint-Pierre le 25 février 1908 avec Ernest Chollet
  • Auguste Louis Henri né le 14 mars 1885.

Au recensement de 1911, les deux enfants ont quitté la maison et seule, la mère, rentière demeure au Bois Ribot.


Auguste Louis Henri est n° 15 sur la liste cantonale des conscrits de Château-du-Loir et son numéro de matricule est aussi le 15 sur les registres du Mans.


Il a les cheveux et les sourcils châtain foncé ; ses yeux sont gris ; le front est « ordinaire », le nez droit, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale.

Sa taille est de 1,70 m et son degré d'instruction de 3 (sait lire et écrire).


Il est appelé à l'activité au 23e Régiment de Dragons le 6 octobre 1906.

Il est envoyé en disponibilité le 25 septembre 1908 avec un certificat de bonne conduite.

Il effectue une première période dans un escadron du train des équipages militaires du 8 au 30 mai 1911.

Il accomplit une seconde période dans le 117e RI du 29 avril au 8 mai 1913.


Le 27 juin 1911 à Saint-Christophe, il épouse Eugénie Sidonie Binet ; ils viennent s'installer à La Massicaudière.


Le décret de mobilisation générale du premier août 1914 le rappelle à l'activité et il arrive à son corps de rattachement dès le 4.

Le 317e RI, stationné au Mans, est constitué de deux bataillons mis à la disposition du 4e corps d'armée.


On retrouve ce régiment à Virton (Belgique) puis dans la course à la mer vers Amy (Oise), Roye, Guerbigny, Andechy, Damery, Le Quesnoy-en-Santerre dans la Somme.

On ne sait pas exactement quand Auguste Louis passe du 117e au 317e RI qui est en fait un régiment de réservistes ; les parcours de ces deux régiments sont les mêmes :

  • Le 18 février 1915 : installation à Suippes (51) dans la boue
  • Le 20 mars : transfert à Vadenay (10 kl au SO de Suippes)
  • Fin mars 1915 : Villers-Marmery et Courmalois (au pied de la montagne de Reims)
  • Le 25 septembre : déplacement du régiment au camp de Chalons (Mourmelon)
  • Le 28 septembre : le régiment fait halte sur la pente montante au NO du Bois Raquette
  • Le 2 octobre : le régiment bivouaque au Bois Raquette et y aménage des tranchées pour abriter ses unités


Le 3 octobre 1915 : le régiment bivouaque au Bois Raquette ; des reconnaissances d'officiers sont faites dans le secteur au nord de ce bois où le régiment doit relever le 115e le soir même.

À 22 h, départ du régiment pour les tranchées ; le deuxième bataillon s'installe en première ligne, le troisième en soutien et le premier en réserve dans le bois N.


Le JMO ne signale pas de morts pour ce jour bien que Auguste Louis Henri Bardet soit déclaré « Tué à l'ennemi » à Saint-Hilaire-le-Grand le 3 octobre 1915. Il avait 30 ans.



Il est enterré à Suippes (Marne) dans la nécropole de « La ferme de Suippes ». Sa tombe porte le n° 3650