Adolphe Clémencelle Berruer


Né le 14 juillet 1885 à Aubigné, canton de Mayet dans la Sarthe, il est fils de Henri François et de Marie Anne Oger résidant à Aubigné. Au moment de son conseil de révision, il demeure à Saint-Christophe dans la Vallée des Moujues où il est employé comme domestique chez M. Hilaire Fleuriot, cultivateur ; sa fiche matricule n° 1405 du bureau de Tours le désigne comme "aide de culture". Il est n° 43 de la liste cantonale de Mayet et est compris dans la première partie de la liste du recrutement en 1906, c'est-à-dire qu'il est « Bon pour le service ».


Il a :

  • un frère, Henri François né le 03/01/1882 au Lude ; survivant à la guerre on le retrouve à Beauvais, au Mans, à La Rochelle et à Saintes ; marié en 1906 avec Constance Staer ; marié en 1919 avec Nadège Bocquet.
  • un frère, Édouard Jules Albert né le 02/02/1887 à Aubigné.
  • un frère, Abel Georges né le 10/03/1888 à Aubigné : matricule 116 ; après avoir été exempté en 1910 pour faiblesse générale, il est reconnu apte au service en 1914 et est incorporé au 26e Bataillon de chasseurs à pied ; blessé le 5 juillet 1915 par éclats d'obus et plaie à l'épaule gauche au ravin de Sonveaux dans la Meuse ; disparu le 26 septembre 1915 au combat de la ferme Navarin (Sommepy-Tahure dans la Marne).
  • une sœur, Marie Aimée Léonie née le 13/09/1890 et décédée le 24/10/1892 à Aubigné.


Sa fille, Suzanne, née le 19 mars 1910 est légitimée par le mariage de ses parents le 17 octobre 1910 à Dissay-sous-Courcillon. Elle est adoptée par la nation suivant jugement du tribunal civil de Saint-Calais en date du 13 juin 1919. Elle épouse André Charles Cottereau le 17 août 1929 au Mans. Elle décède au Mans le 31 janvier 1997 (voir si descendance)


Il est châtain, avec les yeux roux, le front et le nez ordinaires, la bouche moyenne et le menton rond dans un visage ovale. Il mesure 1,60 m et possède un degré d'instruction de 3 (« sait lire et écrire et même un peu plus »).


Il est appelé à l'activité au 117e Régiment d'Infanterie du Mans où il arrive le 8 octobre 1906 ; il y est immatriculé sous le n° 7309.

Il devient « soldat de première classe » le 28 juillet 1907 et est renvoyé dans ses foyers le 25 septembre 1908 avec un certificat de bonne conduite.


On le retrouve en mars 1909 à Saint-Christophe dans la vallée des Moujues.

Le 17 octobre 1910, il épouse Juliette Louise Cochet à Dissay-sous-Courcillon. Cette dernière est née à Dissay (hameau du Petit Sabot) le 24 décembre 1892 de Julien, journalier et de Joséphine Madeleine Trotin. Après le décès d'Adolphe Clémencelle, elle se remarie le 8 septembre 1919 à Saint-Pierre-de-Chevillé avec Victor Louis Eugène Brault. Disparue en Allemagne depuis janvier 1944 elle est décrétée « disparue » ; son acte de décès est transcrit au Mans le 21 mai 1947.


Le recensement de 1911 à Sonzay le signale comme domestique avec sa femme chez Léopold Saget, marchand de bestiaux à la ferme du Breuil.

Le couple a une fille, Suzanne, née en 1910 à Dissay.

Il effectue une première période d'exercices dans le 117ème RI du 26 août au 17 septembre 1911.

En décembre 1911, il est domicilié chez M. Dupré à Dissay-sous-Courcillon.

Il effectue une seconde période dans le même régiment du 22 avril au 8 mai 1913.

En juillet 1913, il est domicilié à Saint-Christophe chez M. Moulinet.

 


Il est rappelé le 4 août 1914 par suite du décret de mobilisation générale et réintègre alors son régiment.

Le 117e RI quitte Le Mans sous les ordres du colonel Jullien et débarque en Woëvre (Lorraine). Le 21 août il entre en Belgique et prend part à la bataille de Charleroi. Après le retrait des troupes, il s'installe à Montigny (31/08) et participe à la victoire de la Marne. L'ennemi recule enfin et le régiment passe l'Aisne.

Le 117e RI participe aux combats de Carlepont pour se retrouver impliqué dans la bataille de Roye (du 24/09 au 08/10).

Le 29 octobre, le régiment atteint la route Roye-Amiens au sud du Quesnoy-en-Santerre. Le lendemain, le village est pris et l'ennemi contre-attaque. Le 31 les Allemands reprennent l'offensive.

C'est lors de ces trois jours de combats incessants autour du Quesnoy-en-Santerre qu'Adolphe Clémencelle est tué.

Il avait 29 ans.

Son acte de décès est transcrit sur les registres de Saint-Christophe le 24 décembre 1914.

Un décret du Journal Officiel du 26/06/1920 lui accorde la Croix de Guerre avec étoile de bronze


Sources :

"Mémoire des hommes" (fiches individuelles et journaux de marche et opérations (JMO))

AD 72(fiches matricules)

chtimiste.com