Eugène Breton


Le 16 juin 1863, Joseph BRETON, 27 ans, maçon, natif de La Chartre-sur-le-Loir épouse Anne GUY, 23 ans. Le mariage est célébré à Villebourg, commune de naissance de la mariée.

 

Ils auront de nombreux enfants tous nés à Saint-Christophe :

  • Joseph né le 25 septembre 1863.
  • Pierre né le 8 janvier 1865 : il décède à Saint-Paterne le 14 mars 1897.
  • Anne Angèle née le 17 janvier 1867 ; elle décède 12 jours plus tard, le 29 janvier 1867.
  • Louis né le 4 avril 1868 ; il décède à Champigny-sur-Marne (94) le 18 décembre 1946.
  • Henri Victor né le 16 février 1870 ; il se marie le 19 novembre 1904 avec ??? JOUANNIC à Champigny-sur-Marne (94) et décède le 14 février 1912 à Gisors (27).
  • Eugène né 29 juin 1871, objet de cette fiche et dont nous reparlerons plus loin.
  • Joséphine Rose Angélique née le 22 février 1874.
  • Joséphine Antoinette née le 19 novembre ; elle décède à Saint-Martin-du-Tertre (95) le 17 septembre 1955.
  • Marie Eugénie née le 21 septembre 1878 et décédée le 18 mai 1881.
  • Marthe Martine Célestine née le 12 novembre 1881 ; elle épouse Victor Aimé LOUVARD le 5 novembre 1904 à Champigny-sur-Marne (94).

 

Le père et les garçons sont tous maçons et la famille demeure au Calvaire (actuelle rue des Caves Blanches) à Saint-Christophe.

 

Classé « Propre au service armé » lors du Conseil de révision passé à Neuvy-le-Roi, chef-lieu du canton, Eugène BRETON, qui est de la classe 1891, part le 14 novembre 1892 et arrive le lendemain dans son unité d'affectation, le 18e bataillon de chasseurs à pied dont le PC est à Tours.

Il devient sapeur de première classe le 12 janvier 1895 et est envoyé en congé le 24 septembre de la même année en attendant son passage dans la réserve de l'armée active qui aura lieu le 1er novembre 1895.

Il effectue deux périodes d'exercices au sein du 18e bataillon de chasseurs, la première du 2 au 29 octobre 1899 et la seconde du 30 septembre au 27 octobre 1901.

 

 

Il épouse en premières noces Louise Françoise SEVAULT née à Château-la-Vallière en 1877 ; le mariage est célébré à Saint-Aubin-le-Dépeint le 19 janvier 1897. Son frère aîné Joseph est témoin.

Le couple s'installe au bourg et Eugène, patron maçon a deux ouvriers,

On connaît deux enfants qui vont naître à Saint-Aubin de ce mariage :

Eugénie Renée le 26 janvier 1898 qui va épouser Henri JORON le 3 avril 1920 à Paris 12e

Eugène Louis le 6 juillet 1900 qui va épouser Maria Gabrielle HUBERT le 22 juin 1925 à Couesmes.

Ce sont certainement les deux seuls enfants du couple que l'on retrouve dès 1906 à Château-la-Vallière ; en 1911, Eugène n'est plus patron et il travaille chez RAGOT comme employé.

Louise Françoise décède le 23 juin 1911 à Château-la-Vallière.

 

 

Le 2 août 1913 à Château-la-Vallière, il épouse en secondes noces, Eugénie Marguerite HUBERT qui elle aussi est veuve d'un certain DEROUARD.

Il est appelé pour le service des GVC du premier août au 6 septembre 1914 (plus de 200 000 hommes sont mobilisés pour le service de la garde des voies de communication – GVC – qui a pour mission de surveiller les voies de chemins de fer, les lignes télégraphiques et autres infrastructures stratégiques dans le contexte de guerre).

Il a alors 43 ans.

Il est rappelé à l'activité le 5 mars 1915 suite à la dépêche ministérielle 2105 1/11 du 13 février 1915 et renvoyé dans ses foyers le 31 octobre 1915 comme père de 7 enfants vivants (on lui en connaît deux de son premier mariage ; on en connaît 3 apportés par sa seconde épouse).

Le 17 novembre 1915, il est réaffecté à sa demande au 70e régiment territorial d'infanterie.

 

 

 

 

 

Il décède le 10 juillet 1916 au 53 rue Blaise Pascal à Tours (hôpital mixte) d'une méningite aiguë purulente. Il avait 45 ans.

Sur sa fiche « Mémoire des Hommes » du Ministère de la Défense, la mention « Mort pour la France » est rayée et remplacée par « Décédé ». En revanche sa sépulture au carré militaire du cimetière Lasalle de Tours porte bien la distinction « Mort pour la France » et il fait partie des « Oubliés » qui, pourtant natif de Saint-Christophe n'est signalé ni sur le Monument aux Morts de la commune, ni sur le tableau de la mairie, ni sur la plaque de l'église, ni sur le livre d'Or. Son nom ne figure pas non plus sur les plaques commémoratives de Saint-Aubin, Couesmes et Château-la-Vallière.

 

Son acte de décès enregistré à Tours est retranscrit sur les registres de Château-la-Vallière le 2 août 1916.  

 

 

Sources : AD 37 en ligne, Mémoire des Hommes.