Georges Évelin Brizard


Né le 30/04/1894 à Saint-Christophe, il est le fils de Louis Octave né en 1861 à Neuvy-le-Roi et de Louise Isabelle Baillou née en 1867 à Saint-Christophe qui se sont épousés le 8 janvier 1887 à Saint-Christophe. Au recensement de 1906, Louis Octave est journalier vigneron à La Souricière.

On lui connaît un frère, Louis, né le 15 janvier 1889 à Saint-Christophe où il décède le 5 octave 1949.

Ce frère participe à la Grande Guerre et est signalé comme un « soldat remarquable par son entrain et sa belle tenue »


Georges Évelin est cultivateur résidant à Saint-Paterne au moment de son conseil de révision.

Il a les cheveux chatains foncés, les yeux verdâtres, le front haut, le nez cave et le visage osseux. Il mesure 1,64m et possède un degré d'instruction de 3.


Étant de la classe 1914, il est incorporé le 3 septembre 1914 dans un régiment de chasseurs à cheval avant de passer au 65e Régiment d'Infanterie le 8 octobre 1914.

Le 25 décembre, la journée est calme après une nuit où le canon et la fusillade n'ont guère cessé.


Le 91e Régiment d'Infanterie reçoit un renfort de 4 sous-lieutenants, 10 sergents, 11 caporaux et 274 hommes de troupe dont Georges Évelin Brizard qui est passé dans ce régiment. Les compagnies comptent alors en moyenne 175 hommes avec un minimum de 2 officiers.


Le 5 janvier 1915, vers 10h une violente attaque allemande dans le ravin de Fontaine-Madame arrête les projets d'offensive du côté du Mortier. Le troisième bataillon doit envoyer 3 compagnies en soutien au 147e RI à Fontaine-Madame (commune de Vienne-le-Château dans la Marne).

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, 3 sections de la 11e compagnie prennent part à une contre-attaque décidée à 0 h 30 en vue de reprendre une partie de l'ouvrage Blanlœil perdu la veille dans ce ravin de Fontaine-Madame.


Dans cette attaque se distinguent le sergent-major Prud'homme et le sergent Gilbert.

Pertes : 1 tué, 6 disparus dont Georges Évelin Brizard et 10 blessés.

 

 Un secours de 150 francs est alloué à M. Brizard père le 7 août 1917 suite à l'avis de disparition du Ministère de la Guerre FT 3842 du 8 juin 1915.

 

Son décès est fixé au 7 janvier 1915 par jugement déclaratif rendu par le tribunal de Tours le 10 février 1921 et transcrit à la mairie de Saint-Christophe le 29 avril 1921.

Son nom figure sur le monument aux morts, sur la plaque de l'église et sur le tableau de la mairie de Saint-Christophe.

 

 

 

Sources : AD 37en ligne et site mémoire des hommes.fr