Jean Gustave Alex. Brocherieux


Jean BROCHERIEUX et Marie DUPIN, tous deux natifs de Saint-Christophe-sur-le-Nais se marient le 26 juin 1888 à la mairie de leur village natal. Ils ont 26 et 21 ans et lui est vigneron.

Ils auront deux enfants :

  • Jean Gustave Alexandre, né en 1892, objet de cette notice
  • Marie Renée Alexandrine qui naît le 27 novembre 1903 ; elle épousera Raphaël René BOITARD le 30 avril 1924 à Saint-Christophe et décédera toujours à Saint-Christophe le 25 septembre 1979.

Les divers recensements de la commune font apparaître qu'ils ne bougent pas beaucoup car le père est toujours vigneron soit à La Plée, soit à l'Antinière.

 

Jean Gustave Alexandre naît le 5 mai 1892 à Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Au moment de son conseil de révision passé à Neuvy-le-Roi, chef-lieu du canton, il a les cheveux châtain foncé, les yeux bleus, un front moyen, un nez gros et busqué, le tout dans un visage rond ; il mesure 1,65m et possède un degré d'instruction de 3. Un petit détail : il a un nævus à l'abdomen.

Il réside à Saint-Christophe où il exerce le métier de cultivateur.

Gustave est incorporé au 166e RI à compter du premier octobre 1913. Ce régiment vient d'être créé en application de la loi du 23 décembre 1912 prévoyant la création de 10 nouvelles unités (164 à 173).

Caserné à Verdun, il est déjà sur place quand l'ordre de mobilisation est décrété.

On ne sait pas exactement à quel moment Jean Gustave Alexandre BROCHERIEUX passe au 366e RI, réserve du 166e RI. Le parcours des régiments étant identiques, on peut néanmoins retracer l'itinéraire suivi par les troupes et mentionner les diverses batailles auxquelles ont participé ces deux régiments.

En 1914 : dans la Meuse à Brocourt, Étain, les Éparges.

 

En 1915 : dans la Meuse et en Argonne à Fresnes et les Éparges.

 

 

En 1916, le 366e RI participe à la bataille de Verdun, de février à août puis va se positionner à Vermandovilliers dans la Somme entre Amiens et Saint-Quentin.

L'ordre, donné le 4 septembre, confie l'attaque des positions allemandes à la 132e DI à laquelle appartient le 366e RI. Les combats cessent le 9 septembre, faute de combattants.

C'est dans ce contexte que jean Gustave Alexandre est porté disparu le 6 septembre comme on peut le voir sur le JMO de son régiment.

 

Il est conduit à l'ambulance 12/1 de Cayeux-en-Santerre (80) où il décède le 9 septembre 1916 par suite de ses blessures (éclat d'obus à la cuisse gauche).

 

Il faut savoir que ce que l'on appelle une ambulance à l'époque est un véritable hôpital.

La photo ci-dessous est celle de l'ambulance de Cayeux-en-Santerre (Somme)

 

 

 

 

Un secours de 150 francs sera versé le 20 décembre suivant à sa mère, Marie DUPIN.

 

 

Sa tombe est visible dans le cimetière de Saint-Christophe.

 

Sources :

AD 37 en ligne, Mémoire des Hommes (JMO).

 

Photo de l'ambulance : pages14-18.mesdiscussions.net