Gaston Louis Anatole Fournier


Né le 15/08/1895 à Saint-Christophe, il est le fils d'Alexis Anatole et d'Adèle Victorine Bazoge qui se sont épousés à Saint-Paterne le 26/08/1893. Son père, né en 1851 est négociant en vin rue du Mail et sa mère, née en 1859 est originaire de Saint-Paterne.


Il a un frère, Marius Hyacinthe Raymond qui naît le 16 novembre 1899 à Saint-Christophe, se marie le 28 août 1934 à Tours avec Jenny Marie Augustine Buisset et décède le 2 janvier 1954 à Paris 10e.


Né en 1895, il est normalement de la classe 1915, mais le 11 novembre 1913, il s'engage volontairement pour trois ans à la mairie de Tours au titre du 117e Régiment d'Infanterie ; il est alors étudiant résidant à Saint-Christophe et est recruté sous le matricule 23.

Il mesure 1,65m, a les cheveux châtain foncé, les yeux châtain (?), le front moyen, le nez légèrement cave, le tout dans un visage rond.


Il rejoint le 117e RI dès le lendemain de son engagement.

La mobilisation générale étant décrétée le premier août 1914, son régiment quitte Le Mans sous les ordres du colonel Jullien et débarque en Woëvre (Lorraine). Puis ce sera la bataille de Charleroi et la victoire de la Marne.

Il suit le même parcours qu'Adolphe Berruer, tout du moins jusqu'à la fin du mois d'octobre car ce dernier perd la vie pendant les combats du Quesnoy-en-Santerre (Somme). Peut-être se connaissaient-ils ?

 

Du premier novembre au 3 décembre, son régiment séjourne dans la tranchée d'Erches, face à Andechy (Somme).

Le 4 décembre, départ du régiment pour le Plessier-Rozainvillers en passant par Arvillers et Hangest-en-Santerre (Somme).

 

Le 16 : le 2e bataillon du régiment passe la nuit à prendre des emplacements dans les abris et boyaux du ravin de Montauban.

Il n'y a pas de gradins de franchissement ni de passerelles, contrairement à ce qui avait été promis, note l'officier chargé de rédiger le JMO (Journal de Marche et Opérations) ; le Génie fait des brèches dans les réseaux de fil de fer ennemis ; cette destruction ne se produit que partiellement. La bataille fait rage.

 


Les tranchées et boyaux sont épouvantables, effondrés ; les hommes ont de l'eau jusqu'aux genoux et même jusqu'au ventre ; certains sont enlisés jusqu'à la poitrine précise le JMO.

 

C'est au cours de ces affrontements du ravin de Montauban-de-Picardie que Gustave Fournier perd la vie le 19 décembre 1914 : il était sergent et avait 19 ans.

 

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Christophe

 

 





 

Sources : AD 37 en ligne et site mémoire des hommes.fr