Sylvain Victor Javelle


Il naît à Saint-Christophe-sur-le-Nais le 26 février 1892 de père inconnu, fils de Sylvine Louise Pégé, 16 ans. C'est Marie Vigne, veuve Hubert, sage-femme de 76 ans, qui déclare l'enfant. Sa mère le reconnaît le 17 mars suivant. Il sera légitimé 8 ans plus tard par le mariage de sa mère avec Henri Auguste Javelle. Ce mariage est célébré à Saint-Christophe le 19 juin 1900. L'époux est natif de Dissay-sous-Courcillon et l'épouse de Saint-Pierre-de-Chevillé.


Le couple exerce le métier de cultivateur à Dissay et Henri Auguste décède le 18 décembre 1907.

Au recensement de 1911 à Dissay nous retrouvons au lieu-dit Caveroche, Sylvie Javelle, chef propriétaire exploitant avec :

  • Victor né le 26/02/1892 à Saint-Christophe

  • Augustine née le 11/06/1902 à Dissay

  • Germaine née en 1906 vraisemblablement à Dissay

Victor Sylvain est incorporé à Argentan dans l'Orne au 104e RI le 10 octobre 1913 sous le numéro matricule 344. Il mesure 1,65 m, a les cheveux châtains, les yeux roux, le nez et le front droits dans un visage ovale.

Sa fiche "Mémoire des Hommes" est erronée car il n'a pas été recruté dans l'Orne à Argentan mais dans la Sarthe à Château-du-Loir.


Au début du mois d'août 1914, il est toujours au 104e Régiment d'Infanterie commandé par le colonel Drouot qui a sous ses ordres 55 officiers, 184 sous-officiers, 294 caporaux, 2.820 soldats et 168 chevaux.

Ce régiment caserné à Paris et à Argentan fait partie de la 14e brigade, 7e division et 4e corps d'armée.

  • 09/08/1914: ... arrivée à Verdun à 1h - repos à Belleville

  • 10/08/1914: départ à 2 h - longue marche vers Gremilly

  • 17/08/1914: départ à 5h30 vers Romagnes-sur-Côtes

  • 18/08/1914: départ à 5h30 vers Rupt-sur-Othain par Damvillers et Dambras

  • 21/08/1914: départ vers 6h de Rupt-sur-Othain vers la Belgique via Grand-Failly, Petit-Failly, Villette, Charency et arrivée à 20 h au cantonnement de Ruette (Belgique) ; la frontière est passée à Allondrelles-la-Malmaison, dernier village de France dans le département de la Meurthe-et-Moselle.

A l'arrivée à La Malmaison, les renseignements de la cavalerie font connaître que Ruette (Belgique) est occupée par l'ennemi. L'avant-garde se porte sur le point dans les conditions suivantes : 1er bataillon par le bois de la Ruette sur la lisière ouest du village et 2e bataillon sur la cote 318. Retour dans la vallée.

  • à 14 h, le mouvement est tenté de nouveau mais le peloton Dagand ne suit pas (il reste sur le ruisseau et n'est plus revu). Il faut encore rentrer dans la vallée.

  • à 14 h 30, se trouvent réunis dans la vallée, derrière une haie : une section et demie de la 10e compagnie, le capitaine et un peloton de la 11e compagnie, le 2e peloton étant resté à la disposition du général de brigade dans le village.

  • à 15 h, nouvel essai pour reprendre le mamelon sous le feu de l'artillerie allemande et de l'infanterie qui a débouché à l'ouest du mamelon. Le commandement est presque devenu impossible ; les officiers essaient de rallier leurs groupes sur la crête du bois de Gomery ; le bataillon est dispersé et ne peut être rassemblé que dans la matinée du 23 août.

Cet acharnement provoque de très nombreuses pertes et notamment celle de Victor Sylvain Javelle, soldat du 104e RI qui n'avait pas encore 22 ans et demi.

Le même jour, à 8 km à l'est, Armand Rivière est tué à l'ennemi à Signeulx et à 25 km au nord, Henri Zinguerlet meurt pour la France à Saint-Vincent-Rossignol.

 

Un jugement est rendu le premier décembre 1922 par le tribunal de Saint-Calais (72) ; il est transcrit le 9 décembre suivant sur les registres de Dissay-sous-Courcillon (Sarthe),

Son nom figure sur le monument aux morts de cette commune.

 

 

Sources : Site mémoire des hommes.fr

AD 37 et AD 72

Carte de situation : site 1914-18.be - CP : Site Delcampe