Clovis Marion


Le 12 septembre 1871 à Dissay-sous-Courcillon, commune de naissance de l'épouse, est célébré le mariage de René Joseph MARION avec Marie-Louise CHEVALLIER. Ils demeurent à Saint-Christophe, rue de l'Église. Lui est ouvrier tanneur comme son père et elle est couturière.

Ils vont avoir trois enfants, tous nés à Saint-Christophe :

  • Auguste Jules le 17 février 1873 qui comme son père et son grand-père sera tanneur et décédera à Saint-Christophe, célibataire, le 11 novembre 1897 à presque 25 ans.

  • Louise Henriette le 26 décembre 1875. Elle deviendra le 24 avril 1897, l'épouse de Louis Victor PENARD et décédera le 18 décembre 1960 après avoir passé toute sa vie à Saint-Christophe.

  • Clovis le 15 septembre 1877, objet de cette fiche.

René Joseph décède le 28 avril 1884 à seulement 43 ans et son épouse Marie-Louise lui survit jusqu'au 30 décembre 1907.

 

Clovis, appartenant à la classe 1897, porte le numéro matricule 593 au recrutement de Tours.

On y apprend qu'il est domestique et que ses cheveux et ses sourcils sont châtains ; ses yeux sont gris bleu ; son front est ordinaire, son nez et sa bouche sont moyens, son menton est rond et son visage ovale ; il mesure 1,70 m et son degré d'instruction est de 3 (sait lire et écrire).

À l'issue de son conseil de révision passé à Neuvy-le-Roi, il est déclaré « propre au service armé » et comme fils unique de veuve, il peut prétendre, en temps de paix, à rentrer dans ses foyers au bout d'un an (article 21 du 13 mars 1896).

 

 

Le 14 novembre 1898, il est incorporé sous le matricule 10131 en tant que soldat de 2e classe au 66e régiment d'infanterie de Tours et il passe en disponibilité de l'armée active le 20 septembre 1899.

 

Le 9 janvier 1900 à Saint-Christophe, il épouse Alphonsine Joséphine Alexandrine BOULANGER, native elle aussi de la commune. Ils habitent successivement rue Chaude (1901) puis rue Thibal (1906, 1911). Il est patron, fabricant d'huile et elle est cafetière. On ne leur a trouvé aucun enfant.

Au sein du régiment dans lequel il avait été incorporé, le 66e RI, il effectue une première période du 22 août au 18 septembre 1904 puis une seconde du 19 août au 15 septembre 1907. Enfin, il passe dans l'armée territoriale le premier octobre 1911 et il effectue une période du 17 au 25 mai 1912 au sein du 70e RIT.

 

Rappelé à l'activité le 6 août 1914 par suite du décret de mobilisation générale, il retourne au 66e RI puis passe au 49e régiment d'artillerie le premier décembre 1915.

Son parcours est très difficile à suivre car on ne sait pas quand il quitte son régiment.

Il est proposé, par la commission de Poitiers du 3 juillet 1917, pour la réforme n°1 avec gratification renouvelable de 3e catégorie pour « tuberculose pulmonaire avec état général mauvais ».

 

« Lorsque des blessures reçues ou des infirmités contractées au service par un militaire non-officier ne rempliront pas les conditions requises par l'article 14 de la loi du 11 avril 1831 pour lui donner droit à la pension de retraite, mais qu'elles seront cependant de nature à réduire d'une façon appréciable ses facultés de travail, le Ministre de la guerre sera autorisé à concéder à ce militaire une gratification renouvelable dont le taux annuel est fixé ainsi qu'il suit, selon la gravité de la blessure ou de l'infirmité.

1ere catégorie : Pour une réduction d'au moins 30 % des facultés de travail, la moitié du minimum de la pension d'ancienneté du grade.

2e catégorie : Pour une réduction d'au moins 20 p. 100, le tiers de ce minimum.

3e catégorie : Pour une réduction d'au moins 10 p. 100, le sixième de ce minimum.

La gratification est accordée en principe pour deux années. Elle peut être renouvelée pour une période d'égale durée, et même convertie en gratification permanente, lorsque les infirmités qui ont motivé sa concession sont devenues incurables. »

Il aurait fait 9 mois de front mais n'aura pas bénéficié longtemps de cette gratification car il s'éteint chez lui à Saint-Christophe le 15 juillet 1917 à l'âge de 40 ans. Parmi les témoins, Louis Victor PENARD, son beau-frère.

 

Sa veuve, Alphonsine Joséphine Alexandrine BOULANGER, ne se remariera pas et décédera le 18 juillet 1957 à Saint-Christophe-sur-le-Nais.

 

 

Son nom figure sur le Monument aux morts, le tableau en mairie, la plaque de l'église et le livre d'or de la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais. Sa tombe set visible dans le cimetière communal ; il y est enterré avec son épouse et son frère Auguste décédé en 1897 à 24 ans.

 


Sources :

AD37 en ligne.

 

Mémoire des Hommes.