Louis Henri Piochon


Louis François PIOCHON né le 2 avril 1847 à Beaumont la Chartre (72), propriétaire cultivateur et Joséphine SAUVÉ née le 14 avril 1851 à Épeigné-sur-Dême (37) sont recensés en 1901 au Pigeon Blanc, lieu-dit de Saint-Christophe.

Avec eux :

Henri, 19 ans, ouvrier agricole travaillant chez son père. Il fait l'objet de cette fiche.

Nathalie 14 ans, aide de culture, née à Saint-Christophe (Vaudésir) le 8 juin 1886. Elle épouse Léon Albert dit Georges COURTOIS le 26 juin 1909 à Saint-Christophe. Ce dernier, natif de Château-du-Loir (72) meurt pour la France le 31 juillet 1916 à Fleury-devant-Douaumont. Elle se remarie, toujours à Saint-Christophe le 11 juillet 1923 avec Émile Eugène GUILBERT. Elle décède à Château-du-Loir le 26 juin 1979.

Marie-Louise, jumelle de Marthe Eugénie née le 2 mai 1890 à Saint-Christophe. Elle épouse Eugène Marie Joseph HERMENEAULT le 19 avril1913 à Saint-Christophe. Elle décède à Château-du-Loir le 18 mars 1976.

Marthe Eugénie, jumelle de Marie-Louise née le 2 mai 1890 à Saint-Christophe. Elle épouse Eugène Joseph POULLE à Saint-Christophe le 27 avril 1912 

 

Maintenant, revenons à Louis Henri,

Il voit le jour à Saint-Christophe le 19 avril 1881, Il est l'aîné de la fratrie et on lui connaît 3 sœurs.

Il est vigneron greffeur et réside à Saint-Christophe quand il passe son conseil de révision à Neuvy-le-Roi avec ses camarades de la classe 1901. Il est déclaré propre au service et reçoit le numéro matricule 1146 au recrutement de Tours.

Il a les cheveux et les sourcils châtain, les yeux bleus, le front ordinaire. Son nez et sa bouche sont moyens et son menton est rond. Le tout est dans un visage ovale. Il mesure 1,63 m et son degré d'instruction est évalué à 3.

 

Affecté au 125e régiment d'infanterie de Poitiers, il y arrive le 16 novembre 1902 comme soldat de 2e classe. Le premier septembre 1903, il rejoint le 131e RI (Orléans ou Pithiviers), toujours en tant que soldat de 2e classe.

Le certificat de bonne conduite lui est accordé. Il passe dans la disponibilité de l'armée active le 23 septembre 1905.

  

 

 

 

À Villebourg le 27 avril1907, il épouse Maria Louise Amanda MAIGNANT, de 5 ans sa cadette, fille de cultivateurs. Le 23 mars 1908, une petite Germaine Marie voit le jour. Le couple et leur enfant sont recensés à l'Aître aux Godets en 1911, commune de Villebourg. Louis Henri est ouvrier agricole employé par son beau-père. 

 

Il est réformé n° 2 par la commission spéciale de Tours le 5 juin 1909 pour « Hernie volumineuse à gauche et récidive à droite »

Il est ensuite reconnu apte au service auxiliaire par le Conseil de révision d'Indre et Loire du 17 décembre 1914, ce qui fait qu'il est rappelé à l'activité le 25 mai 1915 et affecté au 66e RI.

Il est ensuite placé en sursis d'appel pour différentes raisons :

jusqu'au 30 septembre 1915 au titre de mécanicien agricole à Saint-Christophe, sursis prolongé jusqu'au 30 octobre de la même année.

Jusqu'au 31 octobre 1917 au titre d'entreprise de battage à Saint-Christophe.

 

Le 13 septembre 1918, il décède à l'hôpital mixte de Tours, au n° 2 du boulevard Tonnelé.

Il est « Mort pour la France » par suite de « maladie contractée au service : grippe et congestion pulmonaire »

 

Sa veuve, Maria Louise MAIGNANT se remariera à Villebourg le 18 février 1922 avec Victor Jean Marie OGER.

 

On peut dire de lui qu'il fait partie des « oubliés de Saint-Christophe » puisque natif de la commune, il ne figure ni sur le monument aux morts, ni sur le tableau en mairie, ni sur la plaque de l'église, ni sur le livre d'or...

 

En revanche, son nom est gravé sur le monument aux morts de Villebourg ainsi que sur la plaque qui figure dans l'église.

 

 


 

Sources :

AD37 en ligne.

Mémoire des Hommes.

Mémorial GenWeb.