Julien Auguste Richard


Marie Claveau, couturière, fille de Pierre et de Louise Carré est née le 28 mai 1860 à Cléré (37). Domiciliée chez son père, elle met au monde deux enfants nés de « père inconnu »

  • Julien Auguste né le le 24 mars 1884 à Saint-Christophe, reconnu le 25 juillet suivant.
  • Georges né le 7 juillet 1885 à Saint-Christophe, reconnu le 27 juillet suivant ; il sera tanneur et décédera le 26 septembre 1909 à Rennes (35).

 

Le 20 avril 1891, à Saint-Christophe, Marie épouse François Richard, tanneur âgé de trente ans.

Ils ont un autre fils, François Auguste, qui naît à Saint-Christophe le 23 août 1893 ; il épousera Eugénie Gauthier le 6 juin 1929, sera champignonniste à Larçay et décédera à Tours le 27 novembre 1978.

 

Julien Auguste est condamné le 27 février 1904 par le tribunal correctionnel de Tours à 16 francs d'amende avec sursis, pour coups volontaires.

Il passe son conseil de révision à Neuvy-le-Roi, chef-lieu du canton : il mesure 1,61 m et il est blond aux yeux bleus ; son front est rond, son nez et sa bouche sont moyens ; son visage est ovale ; seul signe particulier, il porte une cicatrice sur le nez. Son niveau d'instruction est de 3.

D'abord « ajourné pour faiblesse » en 1905, il est « propre au service » en 1906.

 

 

Incorporé au 10e Bataillon de Chasseurs à pied à compter du 6 octobre 1906, il y arrive le dit jour et est immatriculé sous le n° 3411 comme chasseur de deuxième classe. Il passe 1ere classe le 14 octobre 1907 puis est renvoyé dans ses foyers le 1er mars 1908 en attendant son passage dans la réserve qui aura lieu le 1er octobre suivant. Le « certificat de bonne conduite » lui est accordé.

Le 30 janvier 1909 à Saint-Christophe, il épouse Marie Célestine Giraudet ; il réside à Vernantes (49) où il exerce le métier de couvreur ; elle demeure avec sa mère à Saint-Christophe ; elle a 21 ans, est native de Saint-Vincent-Sterlanges en Vendée et elle est couturière ; elle décède le 30 août 1978 à Saint-Benoît-la-Forêt (37) et est inhumée avec son époux dans le cimetière de Saint-Christophe.

Une fille, Marie Augustine, naît à Saint-Christophe le 23 novembre 1909 : elle est déclarée pupille de la nation n° 304 par jugement définitif du tribunal de Tours en date du 7 novembre 1918 ; elle épouse Gaston Louis Pierre Fernand Dufour le 2 avril 1932 à Tours ; elle décède le 26 janvier 2005 à Tournon-en-Brie (77).

Le couple a peut-être eu d'autres enfants que nous n'avons pas trouvés ?

 

En avril 1910 il demeure au 12 rue du Vieux Calvaire (Tours ou Mettray ?)

 

Il accomplit une période d'exercices dans le 66e RI du 29 août au 20 septembre 1910.

 

Julien est rappelé à l'activité le 4 août 1914 suite au décret de mobilisation générale.

Il rejoint le 266e Régiment d'Infanterie comme soldat de deuxième classe. Ce régiment, placé sous le commandement du lieutenant-colonel Joseph est formé en réserve à partir du 66e RI. Deux bataillons, les 5e et 6e, comprenant chacun 4 compagnies le composent. Julien Auguste Richard est affecté au 6e bataillon et à la 22e compagnie dirigée par le capitaine Bauclin et les lieutenants Delalande et Youf.

 

Le 266e RI fort de 38 officiers, 2205 sous-officiers et hommes de troupe, 124 chevaux et 38 voitures quitte Tours le 11 août 1914.

 

Le régiment arrive à Nancy dès le lendemain, puis se retrouve impliqué au sud de Metz dans les attaques suivantes :

  • en septembre 1914 : Arraye (Meurthe-et-Moselle) et Ajoncourt 'Moselle)
  • en novembre 1914 : Fossieux (Moselle)
  • en décembre 1914 : Aulnois-sur-Seille (Moselle)

Le 6 novembre 1915 : déplacement du régiment vers Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).

 

Le 17 février 1916 : Embarquement pour la Champagne. Le 266e RI à peine installé au sud de Tahure reçoit l'ordre de se diriger sur Verdun où il débarque le 27 février. Il cantonne au Faubourg-Pavé.

 

Le régiment est employé aux travaux de 2e ligne entre les forts de Tavannes et de Souville,

 

 

Le JMO du 25 mars 1916 recense 12 tués et 20 blessés dont Julien Auguste Richard.

Le régiment sera dissout le 20 avril suivant.

 

Blessé à Verdun le 25 mars 1916 : plaie pénétrante au pied gauche avec fracture des 2e et 3e articulations, il décède à l'hôpital auxiliaire n°1 de Blois, rue Paul Renaulme (École Normale) le 15 avril 1916.

 

Son acte de décès n°245 sur le registre de Blois, précise qu'il est soldat de première classe.

 

 

Son décès n'est pas retranscrit sur les registres de la commune.

 

Son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Saint-Christophe et dans la mairie de Tours (les noms de 1805 personnes sont gravés dans le mur en haut et autour de l'escalier central – auteur du monument : M. Gaumont 1924).


Sa tombe est visible dans le cimetière de Saint-Christophe

Sources : AD 37 en ligne, chtimiste, IGN, Mémoire des Hommes

 

NR, Delcampe - Photos MM - http://johnsmilitaryhistory.com/