Armand Alfred RIVIERE


Il naît le 20 mars 1892 à Saint-Christophe sur le Nais, fils de Albert Auguste et de Joséphine Terpreau, cultivateurs à La Touche. Il mesure 1,67 m, a les cheveux châtains et les yeux bleus ; il a le front fuyant, le visage large et le nez busqué ; son instruction primaire est plus développée que le simple « sait lire et écrire ».


Reconnu apte au service, il est incorporé le 11 octobre 1913 au 113e Régiment d'Infanterie de Romorantin avec le matricule 4.965. La guerre est déclarée le 2 août 1914.


Le 5 août, son régiment quitte la garnison de Blois dans 3 trains (1 par bataillon). Le colonel Girardin en est le commandant ; ce régiment est composé de 12 compagnies et regroupe 53 officiers, 200 sous-officiers et 3.110 caporaux et hommes de troupe auxquels il faut ajouter 185 chevaux.


Le 6 août, le régiment débarque à Sampigny (Meuse) et se rend par la route à Saint-Mihiel (Meuse) afin d'y établir son cantonnement.


Le 8 août, le 113e RI prend la route de Chaillon puis dans la même journée rentre à Saint-Mihiel.


Le 9 août, le régiment franchit le pont de Saint-Mihiel et s'installe à Bouquemont et Woimbey.


Le 10 août, le régiment passe par Dieue et Haudainville pour cantonner à Bellerey. La marche est extrêmement pénible en raison de l'encombrement de la route et d'un coup de chaleur.


Le 14 août, route vers Étain et la redoute de Belrupt.


Les 15 et 16 août, les cantonnements sont établis à Dieppe et à Mogeville.


Le 17 août, déplacement vers Azannes.


Le 18 août, le 113e se porte à Mangiennes, établissant des avant-postes à Saint-Laurent-sur-Othain au gué à 1 km SO de Rouvroy-sur-Othain.


Le 21 août, le régiment est en arrière-garde d'un convoi qui passe par Mangiennes, Saint-Laurent-sur-Othain, Longuyon, Tellancourt, Saint-Pancré et Signeulx en Belgique.

Le 22 août, le 113e RI se porte à l'attaque du front Baranzy-Gennevaux. La marche est gênée par un brouillard intense. Les unités se heurtent tout de suite aux positions allemandes ; le régiment se porte énergiquement à l'attaque après avoir tenté par deux fois l'assaut des premières lignes ; il se voit contraint vers 8h30 de se replier vers la sortie N et NO de Signeulx. Il subit des pertes énormes. Le colonel est blessé ainsi que son adjoint, capitaine ; les trois chefs de bataillons sont tués, blessés ou disparus ; les trois quarts des capitaines sont disparus, blessés ou tués.

Le bilan est très lourd : 14 tués, 169 blessés et 810 disparus.

Armand Alfred Rivière fait partie des disparus. Il avait 22 ans.

Dans un premier temps, il est présumé prisonnier puis déclaré décédé le 22 août 1914 par jugement du Tribunal de Tours en date du 27 octobre 1920.