Alphonse Eugène Sennegon


Né le 29/11/1887 à Saint-Christophe, il est le fils de Prudent et de Marie Madeleine Collé qui se sont épousés le 29/04/1882 à Saint-Paterne. Il se marie le 08/07/1913 à Saint-Paterne avec Valentine Mélanie Blateau native de Brèches. Ils auront un enfant né le 10 août 1914 à Montreuil-Bellay (49).

 

  • Il a une sœur, Marie Alexandrine née le 07/05/1884 à Saint-Christophe.
  • Il a un frère, Robert Alexandre né le 18/06/1885 à Saint-Christophe.
  • Il a une sœur, Adrienne Eugénie née le 27/10/1886 à Saint-Christophe et mariée à Saint-Paterne le 28/04/1908 avec Eugène François Habert.
  • Il est cousin germain avec Alexandre Jean Senegon, mort pour la France le 28 avril 1917.

Né en 1887, il est de la classe 1907 et porte le n° matricule 634 au recrutement de Tours.

 

Suite à l'ordre de mobilisation générale du 1er août 1914, il rejoint le 66e RI qui stationne à Tours.

Ce régiment, fort de 3.356 sous-officiers et hommes de troupe encadrés par 55 officiers est sous le commandement du colonel Janin. Il convient d'ajouter à ces effectifs, 182 chevaux.

Le 66e RI fait partie de la 35e brigade de la 18e division du 9e corps d'armée.

Le régiment quitte Tours dès le 5 août par voie ferrée , passe par Les Aubrais, Montargis, Troyes et Toul et débarque à Maron et Chaligny au SO de Nancy (Meurthe et Moselle). Il va cantonner successivement à Eply, Nomeny, Clémery, Manoncourt et Champenoux jusqu'à la fin du mois d'août.

 

Le 7 septembre, alors que le 66e RI cantonne à Herbine (Aube), la 18e division reçoit l'ordre de gagner Euvy (Marne) puis de se porter sur Connantray-Vaurefroy.

Le lendemain à 3h30 du matin, l'artillerie allemande ouvre un feu d'enfer. Vers 4h, une fusillade intense éclate. De nombreux officiers sont tués ou blessés et certaines unités sont désemparées et n'obéissent plus à aucune direction. Les unités refluent vers Euvy. Vers 18h, le régiment se replie sur Gourgançon. Au cours de cette tragique journée, le 66e RI a perdu 10 officiers et 14 autres sont blessés. Le soir du 8 septembre, 1.287 hommes manquent à l'appel. Nous sommes au cœur de la première bataille de la Marne.

 

Le 66e RI se retrouve un peu plus tard impliqué dans la bataille des Flandres.

Le 24 octobre, le régiment stationné à Poperinge (Belgique), reçoit l'ordre de se diriger sur Poelkapelle en passant par Bœzinge et Saint-Jean.

Le 25, l'ordre est donné au 66e RI de gagner les lisières E et N de Poelkapelle, ainsi que la zone entre le village et la ligne de chemin de fer. La préparation de l'attaque par l'artillerie française ainsi que les difficultés de ravitaillement en vivres et en munitions rendent impossible toute progression.

Le 26 octobre, malgré tous les efforts pour avancer dans la matinée, les compagnies sont arrêtées par un feu terrible de mitrailleuses.

Le bilan de cette journée est très lourd : environ 400 hommes sont tués ou blessés à Langemarck,

 

Parmi eux se trouve Alphonse Eugène Sennegon, soldat de 2e classe. Il avait 27 ans.

 

Natif de Saint-Christophe-sur-le-Nais, son dernier domicile légal étant situé à Montreuil-Bellay, son acte de décès est transcrit sur les registres de cette commune du département de Maine et Loire le 10 mai 1917 suite à un jugement rendu le 20 avril 1917 par le tribunal de Saumur.

Son nom figure sur le monument aux morts et également sur une plaque à la collégiale de Montreuil-Bellay. 

 


Son épouse, Valentine Mélanie Blateau décède le 17 février 1958 à Cléré-les-Pins.


Sources : JMO du 66e RI : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

carte : site indre1418.canalblog.com/