Maurice Auguste Tabourdeau


Né le 24/09/1873 à Paris 3e (Seine) au 310 rue Saint-Martin, il est le fils de Jules Henri, épicier, et de Marie Marguerite Paquet. Il se marie le 13 août 1914 à Paris 5e avec Hélène Pauline Lechevalier.

Il a une sœur, Marguerite Marie née le 17 novembre 1880 qui épouse Paul Joseph Machuret le 3 mai 1905 à Saint-Mandé.


Le 46e Régiment d'Infanterie forme avec le 89e RI la 19e brigade de la 10e division du 5e corps de la 3e armée commandée par le général Ruffet.

Comme tous les autres régiments, il est constitué de 3 bataillons qui comportent chacun 4 compagnies.

Il regroupe 3.322 hommes (dont 50 officiers) et est placé sous le commandement du colonel Malleterre. Au moment du décret de mobilisation il est stationné à Paris et Fontainebleau.

Le régiment se regroupe dans la région de Maizey puis va se placer avec le 5e corps sur la rive droite de la Meuse entre Haudinville et Troyon puis à partir de la fin août c'est la retraite stratégique des 3e et 4e armées qui va déboucher sur la première bataille de la Marne du 5 au 13 septembre (Vassicourt, Laimont, Montfaucon,,,)

À partir du 20 septembre, le 46e RI participe aux opérations dans la région de l'Argonne (Vauquois, Neuville-en-Argonne, La Cigalerie,,,)



Le 17 novembre, le régiment relève le 76e RI sur ses positions (croupes au S de la route Varennes-en-Argonne / Fours de Paris).

Les 18 et 19 : renforcement et amélioration des ouvrages. De nombreuses patrouilles sont lancées sur le front. La fusillade est continue de tranchée à tranchée.

Le 20 : des reconnaissances sont effectuées sur le front du 1er bataillon en vue d'une attaque fixée au lendemain.

Le 21 : le 1er bataillon appuyé par de l'artillerie sort de ses tranchées pour attaquer l'ennemi ; la 3e compagnie enlève plusieurs postes allemands retranchés et gagne le terrain à hauteur de l'ouest de l'écriture Bolante face à l'ouest. La première compagnie se lie à ce mouvement et arrive au soir à se placer à hauteur de la 3e ; une compagnie et demie du 89e RI appuie le mouvement et avec la 4e gagne un peu de terrain.

Le journal de marche du régiment ne signale que la mort du capitaine Aubry et les blessures des lieutenants Auneau et Bronner.


Le journal de marche de la 19e brigade comptabilise en plus de ces 3 derniers : 25 morts, 14 disparus et 50 blessés.

Maurice Auguste Tabourdeau fait partie de ces morts et disparus pour la journée du 21 novembre lors des combats du plateau de Bolante (Meuse). Il avait 41 ans.


Sa fiche « Mémoire des Hommes » nous fournit les renseignements suivants :


Soldat de 2e classe au 46e Régiment d'Infanterie

N° matricule au corps : 16949 – Classe 1893

N° matricule au recrutement de la Seine (4e bureau) : 4669


Mort pour la France (Tué à l'ennemi)

le 21 novembre 1914 au plateau de Bolante (Meuse)

inhumé au bois de la Chalade


Jugement rendu le 2 mars 1917 par le tribunal de la Seine,

Acte du jugement transcrit en mars 1917aux fins de transcription au registre d'état civil de Saint Mandé.


Sources : site verdun-meuse.fr

site mémoire des hommes.fr

photos : David & Brigitte Bonaud-Doyen ; carte postale : Lionel Royer.


Ossuaire de la Haute Chevauchée




Quel est le rapport entre Maurice Tabourdeau (dont le nom figure sur la plaque de l'église,

mais pas sur le Monument aux morts) et Saint-Christophe ?

Maurice avait une sœur, Marguerite Marie, de sept ans sa cadette. Cette dernière a épousé en 1905 à Saint-Mandé, un certain Paul Joseph Machuret dont les parents possédaient une maison située entre l'impasse des douves et la rue de la Fraisotière à Saint-Christophe. Cette maison qui existe toujours en 2014 était surnommée « La porte percée » certainement à cause d'une ouverture pratiquée à cet endroit dans l'enceinte.

Le personnage qui est à gauche est Jules Henri, le père de Maurice Auguste Tabourdeau.