Henri Edmond Zinguerlet


Il est est né à Papeete le 2 janvier 1880, fils d'Émile Hippolyte Marie Edmond et de Henriette Léonie Virginie KECK, tous deux originaires de l'est de la France, fonctionnaires en Océanie.

Il a un frère, Henri Jean-Baptiste, né fin 1882.

Son père étant décédé à 28 ans en 1884, sa mère se remarie en 1885 avec Léon Longchamps, garde-magasin à Papeete et né à St Christophe qui élèvera les deux garçons.


Henri Edmond est recruté par le 2e bureau de la Seine sous le matricule 543.

Il se marie avec Marceline Flavie Yvonne Martin.


Sergent au 1er malgache, il est nommé sergent-major de l'Infanterie Coloniale le 1er avril 1911.

À la déclaration de guerre, son régiment, le 3e d'Infanterie Coloniale sous les ordres du colonel Lamolle, quitte Rochefort-sur-Mer dans la nuit du 7 au 8 août. Le 10, il débarque à Mouzay dans la Meuse, et, après des marches très dures, prend, le 20 août, les avant-postes près de Chauvency-Saint-Hubert (55). Le 21 août, la marche en avant se poursuit en direction de Limes et de Fugny, en deçà de la frontière.


Le 22, le régiment se porte sur Neufchâteau, par Saint-Vincent et Rossignol (Belgique). Au débouché de Saint-Vincent, une violente canonnade se fait entendre vers l’Est. Les trois bataillons, qui font face à l’Est, reçoivent l’ordre de se porter au Nord. Mais le 2e bataillon est accueilli par des feux nourris qui l’obligent à se déplacer face au N et au NO. Le 1er bataillon, arrivant à hauteur de la cote 325, est obligé de se terrer. Tout mouvement de sa part lui attire une rafale de feux d’artillerie. Le 3e bataillon a réussi à franchir la Semois et reste engagé sur la rive droite de cette rivière avec la 1ère brigade.


Dès midi, les trois bataillons sont fixés, immobilisés et conservent leurs positions jusqu’au soir, recevant des coups de toutes parts. À 12 h 45, l’ordre de marcher sur Rossignol ne peut être exécuté tant les pertes sont énormes.


Henri Edmond fait partie des 2.085 hommes tués, blessés ou disparus ce jour-là. Il avait 34 ans.


Par décret du 31/12/1916, sa veuve se voit attribuer une pension de 900 francs avec jouissance du 23/08/1914.



Sources : AD 37, Mémoire des Hommes, Delcampe