Louis Georges Herrault


Louis Georges HERRAULT



Il naît le 24 juillet 1891 à Saint-Christophe-sur-le-Nais, fils de Georges et de Louise Trottin. Ses parents ont contracté mariage le 5 février 1890 à Saint-Christophe. Louise Trottin décède le 13 mars 1895 et Georges se remarie le 26 octobre 1896 avec Marie Mallet, originaire de l'Allier. Georges est fils de Jean-Louis Philippe, boulanger et de Sophie Félicie Rouillé.


Au recensement de 1896 à Saint-Christophe, Georges, veuf depuis un an est boucher rue Chaude et vivent avec lui,son fils Louis, 4 ans et Marguerite Saché, veuve Brault, sa grand-mère.


Au moment où il passe son conseil de révision à Neuvy-le-Roi, il est gagiste (personne qui se loue pour un an ou plus à un employeur) résidant à Saint-Christophe. Son père et sa belle-mère demeurent à Tours, au 10 rue des Cerisiers.


Sa fiche matricule n° 1109 au recrutement de Tours nous apprend qu'il a les cheveux châtain noir, les yeux marron foncé et le front moyen ; son nez a un dos rectiligne, une base horizontale, une hauteur moyenne, une petite largeur mais une grande saillie ; détail supplémentaire : il a le lobe de l'oreille collé.

Il mesure 1,61 m et possède un degré d'instruction générale de 3.


Le conseil de révision le classe dans la première partie de la liste (« bon pour le service ») pour 1912.


Il est incorporé à compter du 8 octobre 1912 au 90e Régiment d'Infanterie caserné à Châteauroux.

Il devient soldat de première classe le 14 juillet 1914, puis le 2 août suivant, l'ordre de mobilisation générale est lancé.

Le régiment est sous les ordres du colonel Simon ; il fait partie de la 33e brigade, 17e division et 9e corps d'armée. Son effectif est de 56 officiers, 3.341 sous-officiers caporaux et soldats, 185 chevaux et mulets ainsi que 54 voitures.


Au mois d'août, le 90e RI œuvre en Lorraine : Lanfroicourt, Armaucourt, Ajoncourt...

En septembre on le retrouve dans les Ardennes belges : Houdemont, Gedinne, Fumay, Murtin, Servion, Faissault, Vauzelles, Ambly.

Il se dirige ensuite dans le secteur de Reims et début octobre, le régiment est stationné à Sept-Saulx et Thuisy (51). Le 8 octobre, il occupe les fermes de Moscou et de Constantine.

Le lendemain, une violente fusillade éclate.

Le Journal de Marche et Opérations (JMO) du régiment note pour la journée du 13 octobre :

Situation sans changement. Le 90e poursuit tous ces jours l'organisation de la position et progresse légèrement. Dans la nuit, à 21 h, le premier bataillon envoie une reconnaissance dans la direction Ouest vers la cote 144. Cette reconnaissance trouve le bois de sapins situé à 400 m à l'Ouest de nos positions inoccupé. Elle s'y installe et fait appel à sa compagnie qui la renforce d'une section. Cette opération est terminée à 22 h.

Ce jour-là, le 13 octobre 1914, Louis Georges est blessé à la fesse gauche avec contusion du flanc droit.


Entre le 13 octobre et le 1er novembre, il est soigné dans diverses ambulances puis du 2 au 17 novembre, il séjourne à l'hôpital complémentaire n° 1 de Rennes


Il rejoint son régiment, le 90e RI le 3 décembre suivant à Zonnebecke en Belgique.


En avril 1915, le 90e RI se trouve à Roclincourt (62) puis participe à l'offensive d'Artois en mai, dans les secteurs de Loos-en-Gohelle, des corons du Maroc (Loos), des Fosses n° 5 et 17 et de la cote 700.

Fin mai, Louis Georges et son régiment sont dans le secteur de Neuville-Saint-Vaast (62), au carrefour des 5 chemins, aux Ouvrages Blancs, à la Cité de la Calanne.


Du 8 au 21 septembre, le régiment cantonné à Beaumetz-les-Loges et Gouy-en-Artois (62) se rend chaque nuit dans le secteur de Wailly pour effectuer divers travaux de boyaux et de sapes entre les premières lignes françaises et allemandes.

Les 22, 23 et 24 septembre, le régiment vient occuper le secteur qu'il a préparé à Wailly, en arrière du 68e RI.

Le 25 septembre 1915, conformément aux ordres reçus, le 68e prononce à 12 h 15 une attaque sur la tranchée allemande dite de Grainval. Les bombardements sont très violents et le 90e RI présent dans le secteur accuse ce jour-là 31 blessés et 8 tués dont Louis Georges Herrault.



Un secours de 150 francs est payé le 30 mai 1916 à son père et son décès est transcrit le 2 octobre 1917 à Tours.

 

Son nom figure sur le monument aux morts et sur la plaque de l'église de Saint-Christophe. Il figure également sur l'anneau de mémoire de Notre-Dame-de-Lorette parmi les 579.606 tués sur les 90 km de front du Nord-Pas-de-Calais entre 1914 et 1918.


 

On peut voir sa tombe dans la nécropole nationale de La Targette à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais (carré 4, rang 1, tombe 765)

 

 Sources : AD 37 en ligne, chtimiste, IGN, Mémoire des Hommes